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Big Five

Comment sont les questions du test Big Five

Par la rédaction de Personaramic6 min de lecture
Illustration minimaliste d'un pentagramme géométrique représentant les cinq dimensions du Big Five

Les questions d’un test Big Five ne sont pas des questions, mais des affirmations sur vous que vous évaluez selon votre degré d’accord. Derrière ce format si simple se cachent plusieurs choix de conception : combien de phrases mesurent chaque trait, combien sont écrites « à l’envers » et pourquoi. Nous l’expliquons ici avec les vraies questions de notre test Big Five.

Le format : des affirmations et une échelle en cinq points

Chaque item est une phrase à la première personne, comme « J’ai une imagination très active » ou « Je m’irrite facilement quand les choses ne se passent pas comme je le voudrais ». Pour répondre, une échelle de type Likert propose cinq options :

  1. Pas du tout d’accord
  2. Plutôt pas d’accord
  3. Neutre
  4. Plutôt d’accord
  5. Tout à fait d’accord

C’est le même format que celui des grands questionnaires du modèle, comme le NEO-PI-R de Costa et McCrae ou le BFI-2 de Soto et John (2017). D’autres échelles utilisent quatre ou sept options ; celle à cinq points avec un point neutre est la plus répandue.

Combien de questions compte chaque version

Le test existe en trois longueurs, et les trois mesurent les mêmes cinq traits :

VersionAffirmationsPar traitItems inversésCe qu’elle apporte
Rapide1025 (un par trait)Une première photo du profil
Standard501021Un profil plus stable
Complète1202460 (la moitié)Les six facettes de chaque trait

Dans la version complète, chaque trait se divise en six facettes de quatre affirmations chacune, selon la structure du NEO-PI-R. Pour l’ouverture, par exemple, les facettes sont l’imagination, l’esthétique, les sentiments, la variété des actions, les idées et les valeurs. Le NEO-PI-R original compte 240 items ; notre version reprend la même structure avec moitié moins d’affirmations et une visée de vulgarisation.

Les questions ne sont pas regroupées par trait : elles alternent (une d’extraversion, une d’agréabilité, une de conscienciosité, une de névrosisme, une d’ouverture, et on recommence). On évite ainsi que la réponse à une phrase « entraîne » la suivante sur le même thème.

Des exemples réels, trait par trait

Voici des paires d’affirmations de la version complète. La première de chaque paire compte pour le trait quand vous êtes d’accord ; la seconde est formulée dans le sens contraire.

  • Extraversion. « J’apprécie les fêtes et les grands rassemblements » face à « Un plan idéal pour moi, c’est de rester chez moi sans compagnie ».
  • Agréabilité. « Je pense que la plupart des gens ont de bonnes intentions » face à « Je me méfie des gens jusqu’à preuve du contraire ».
  • Conscienciosité. « Je garde mes affaires organisées et à leur place » face à « Mon espace de travail est souvent en désordre ».
  • Névrosisme. « Je m’inquiète de choses qui ne se produiront probablement jamais » face à « Je m’inquiète rarement de ce qui pourrait arriver ».
  • Ouverture. « Une œuvre d’art ou un morceau de musique peut me toucher profondément » face à « L’art ne suscite pas beaucoup d’intérêt chez moi ».

Remarquez qu’aucune phrase n’est « bonne » ou « mauvaise ». Se méfier jusqu’à avoir des preuves ou préférer rester chez soi décrivent des manières d’être, pas des défauts, et le test les note exactement comme leurs contraires.

Pourquoi certaines phrases sont « à l’envers »

La raison principale n’est pas de prendre quelqu’un en flagrant délit de mensonge. Il s’agit de contrôler l’acquiescement : la tendance, que nous avons tous à des degrés divers, à être d’accord avec les affirmations qu’on nous présente, quoi qu’elles disent.

Si toutes les phrases d’extraversion étaient écrites dans le sens positif, une personne très acquiesçante paraîtrait plus extravertie qu’elle ne l’est. Quand la moitié des phrases vont dans le sens contraire, ce biais ajoute des points d’un côté et en retire de l’autre, et il se compense. C’est pourquoi le BFI-2 a été conçu avec autant d’items directs que d’items inversés dans chaque domaine (Soto et John, 2017), et c’est pourquoi notre version complète suit le même principe.

Au moment du calcul, les réponses aux phrases inversées sont inversées : un « Tout à fait d’accord » avec « L’art ne suscite pas beaucoup d’intérêt chez moi » compte comme un 1 en ouverture, pas comme un 5.

Les items inversés ont aussi un coût connu : certaines personnes lisent plus lentement ou se trompent avec les phrases négatives, ce qui ajoute un peu de bruit. C’est un compromis que la plupart des questionnaires acceptent.

Notre test n’inclut ni échelle de désirabilité sociale ni questions de contrôle de cohérence : il part du principe que vous répondez sincèrement, puisque le résultat n’est destiné qu’à vous.

D’où viennent les questions des tests gratuits

Beaucoup de tests Big Five gratuits sur internet s’appuient sur l’International Personality Item Pool (IPIP), une banque d’items du domaine public que Lewis Goldberg a lancée dans les années 1990 pour que la recherche ne dépende pas de questionnaires commerciaux (Goldberg et al., 2006). Ses items sont des phrases brèves, comme « Je suis l’âme de la fête » ou « Je fais attention aux détails », que l’on reconnaît dans de nombreux tests.

Nos affirmations sont rédigées avec des phrases plus longues et des situations concrètes, mais elles obéissent à la même logique : chacune mesure une facette d’un trait, avec un équilibre entre items directs et inversés.

Comment répondre pour que le résultat vous ressemble

  • Pensez à la façon dont vous êtes d’habitude, dans la durée, et non à ce que vous ressentez aujourd’hui ou à une situation exceptionnelle.
  • Ne cherchez pas la cohérence avec vos réponses précédentes. Que deux phrases semblent dire la même chose est voulu ; répondez à chacune séparément.
  • Utilisez « Neutre » quand vous ne penchez vraiment d’aucun côté, pas comme refuge. Un profil avec beaucoup de réponses neutres se retrouve aplati vers le centre.
  • Répondez à tout. Chaque trait est calculé avec toutes ses phrases, et une omission pèse davantage dans les versions courtes.

Avec tout cela en tête, vous pouvez faire notre test Big Five en sachant à quoi vous attendre pour chaque question. Et si vous voulez savoir ce que mesure exactement chaque échelle et ce qu’elle laisse de côté, nous l’expliquons dans que mesure exactement le test Big Five.

Sources

  • Costa, P. T., et McCrae, R. R. (1992). Revised NEO Personality Inventory (NEO-PI-R) and NEO Five-Factor Inventory (NEO-FFI) professional manual. Psychological Assessment Resources.
  • Goldberg, L. R., Johnson, J. A., Eber, H. W., Hogan, R., Ashton, M. C., Cloninger, C. R., et Gough, H. G. (2006). The international personality item pool and the future of public-domain personality measures. Journal of Research in Personality, 40(1), 84-96. https://doi.org/10.1016/j.jrp.2005.08.007
  • Soto, C. J., et John, O. P. (2017). The next Big Five Inventory (BFI-2): Developing and assessing a hierarchical model with 15 facets to enhance bandwidth, fidelity, and predictive power. Journal of Personality and Social Psychology, 113(1), 117-143. https://doi.org/10.1037/pspp0000096

Vous voulez en savoir plus sur vous ?

Découvrez votre résultat avec l'un de nos tests associés.

Questions fréquentes

Comment répond-on aux questions du test Big Five ?

Chaque affirmation est évaluée sur une échelle d'accord de type Likert. Dans notre test, elle compte cinq options, de « Pas du tout d'accord » à « Tout à fait d'accord », avec un point neutre au centre ; d'autres questionnaires en utilisent quatre ou sept.

Pourquoi certaines questions sont-elles formulées à l'envers ?

Surtout pour compenser l'acquiescement, la tendance à être d'accord avec n'importe quelle affirmation. Si la moitié des phrases de chaque trait vont dans le sens contraire, ce biais s'annule. Leur score est inversé avant le calcul du résultat final.

Comment répondre pour que le résultat soit fiable ?

En pensant à la façon dont vous êtes habituellement, pas à un jour en particulier, en répondant à chaque phrase séparément et sans laisser de question sans réponse. Mieux vaut réserver le point neutre aux cas où vous ne penchez vraiment d'aucun côté.

Combien de questions comporte le test Big Five ?

Cela dépend de la version. Le nôtre en propose trois : 10 affirmations (deux par trait), 50 (dix par trait) et 120 (vingt-quatre par trait, réparties en six facettes). Le NEO-PI-R professionnel de Costa et McCrae compte 240 items.