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Relations et vie sociale

Style de compromis face au conflit : un point médian rapide

Par Rafa Personaramic3 min de lecture
Illustration minimaliste avec le mot COMPROMIS dans un badge géométrique

Le style de compromis ne cherche pas la solution parfaite, il en cherche une raisonnable et rapide.

Ce test fait partie d’une série vulgarisée sur la gestion des conflits, fondée sur un modèle académique classique de psychologie sociale. Sa lecture a une visée informative et ne remplace pas l’accompagnement d’un professionnel.

Un entre-deux entre assertivité et coopération

Dans le modèle de Kenneth Thomas et Ralph Kilmann (1974), le style de compromis occupe le point médian entre les deux dimensions du conflit : ni aussi assertif que le compétitif, ni aussi coopératif que le collaboratif. Il cherche une solution raisonnable, où chaque partie cède quelque chose, sans investir le temps qu’exigerait l’exploration de toutes les options possibles.

Quand cela fonctionne

C’est particulièrement utile quand le temps presse ou que le sujet ne justifie pas une longue négociation : un point médian acceptable pour les deux vaut généralement mieux que de prolonger inutilement le désaccord. Dans la vie quotidienne, la plupart des petits désaccords (quelle série regarder, comment répartir une tâche) se résolvent mieux ainsi qu’avec un processus de collaboration exhaustif.

Comment cela se manifeste

  • Vous préférez que chacun cède un peu plutôt que de prolonger la discussion plus que nécessaire.
  • Vous cherchez un point médian rapide sur des sujets qui ne sont pas cruciaux pour vous.
  • Il vous semble raisonnable de renoncer à une partie de ce que vous voulez si l’autre fait de même.
  • Vous valorisez le fait de clore le désaccord rapidement plutôt que de trouver la solution « parfaite ».

Le risque de toujours l’utiliser

Le problème survient quand ce style devient le seul recours, même pour des sujets importants. Un point médian rapide sur une décision qui compte vraiment peut laisser les deux parties avec une solution médiocre, ni ce que voulait l’un ni ce que voulait l’autre, au lieu d’investir le temps nécessaire pour trouver mieux. Toujours faire un compromis, par confort, peut finir par coûter plus que ça n’économise.

Votre défi de croissance

Réserver la collaboration pour ce qui compte vraiment, et le compromis rapide pour le reste, est généralement la combinaison la plus efficace. Avant de clore un désaccord par un point médian automatique, il vaut la peine de vous demander si le sujet fait vraiment partie de ceux qui se résolvent bien ainsi, ou si cette fois cela vaut la peine d’investir un peu plus de temps.

Bien faire un compromis, c’est négocier avec des critères objectifs

Roger Fisher, William Ury et Bruce Patton, du Projet de négociation de Harvard, dans Comment réussir une négociation, signalent qu’insister sur des critères objectifs (un prix du marché, l’avis de quelqu’un d’expert sur le sujet, une coutume déjà établie entre les deux parties) facilite l’obtention d’un accord sensé, car personne ne perd de temps à défendre sa position ni à attaquer celle de l’autre : la discussion se déplace du « je veux ceci » au « que dit le critère objectif ici ? ». C’est exactement ce qui distingue un bon compromis d’un simple « partage de la différence » au hasard. Céder un peu de chaque côté fonctionne mieux, et se ressent plus juste pour les deux, quand ce point médian s’ancre à quelque chose d’externe et vérifiable plutôt qu’à qui a le plus insisté ou qui s’est lassé de discuter le premier. La prochaine fois que vous cherchez un compromis rapide, vous demander s’il existe un critère objectif auquel ancrer le partage, plutôt que de diviser à parts égales sans plus, produit généralement un accord dont les deux parties se sentent mieux traitées.

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Questions fréquentes

Le compromis est-il la même chose que collaborer ?

Non. Le compromis cherche un point médian rapide où chaque partie cède quelque chose ; collaborer investit plus de temps à chercher une solution qui satisfasse pleinement les deux parties.

Est-ce un style 'à moitié' ou peu engagé ?

Au contraire : c'est un choix délibéré et très efficace quand le temps presse ou que le sujet ne justifie pas une longue négociation. Ce n'est pas de l'indécision, c'est du pragmatisme.

Quand ne convient-il pas de faire un compromis ?

Sur des sujets vraiment importants, où un point médian laisse les deux parties avec une solution médiocre plutôt qu'une réellement bonne ; là, collaborer rend généralement mieux.

Quel est le modèle derrière ce test ?

Il repose sur le modèle académique à double dimension de Kenneth Thomas et Ralph Kilmann (1974) : assertivité personnelle face à coopération avec l'autre.