Moteur de résultats : vous poussez le groupe vers l'action
Vous poussez le groupe vers l’action et le résultat : vous avez du mal à voir une tâche bloquée sans intervenir pour la faire avancer.
Quand une conversation s’éternise sans décisions concrètes, vous êtes souvent celui ou celle qui demande « alors, on fait quoi maintenant ? ».
Un rôle orienté vers l’action, selon Bales
Le psychologue social Robert Bales a étudié en 1950 la dynamique interne des petits groupes et a distingué deux grands types d’apport au sein de toute équipe : celui orienté vers la tâche (avancer, décider, produire des résultats) et celui orienté vers le socio-émotionnel (prendre soin du climat, des relations, de la cohésion). Le rôle de moteur de résultats s’inscrit clairement dans le premier groupe : son apport principal à l’équipe est de maintenir le mouvement vers l’objectif, même quand le reste du groupe s’enlise dans la discussion.
Comment identifier ce rôle
- On intervient activement pour recentrer des conversations longues vers une décision concrète.
- L’exécution prime sur la discussion prolongée, surtout quand le délai presse.
- Les tâches bloquées sont détectées rapidement, et on propose, sans attendre que d’autres le fassent, comment les débloquer.
- L’énergie de l’équipe tend à monter quand ce rôle est présent et actif.
Le rythme qui peut laisser des choses de côté
Le point aveugle de ce rôle est le rythme : pousser trop vite peut laisser de côté des doutes légitimes ou des nuances importantes que d’autres membres de l’équipe n’ont pas eu le temps de formuler. Avant de forcer une décision, une brève pause avec une question comme « quelqu’un voit-il quelque chose qui nous échappe ? » est quelque chose qui, dans certains cas, pourrait aider à éviter des reculs ultérieurs plus coûteux que le temps gagné au départ.
Le point aveugle que Marshall Goldsmith identifie chez ce profil
Le coach exécutif Marshall Goldsmith, dans What Got You Here Won’t Get You There, avance une idée inconfortable pour quiconque est allé loin grâce à sa capacité à pousser vers les résultats : le même trait qui l’a fait se démarquer (ne pas supporter de voir une tâche bloquée, intervenir pour la débloquer) tend à devenir, sans que la personne s’en rende compte, un obstacle à mesure que sa responsabilité grandit. Goldsmith identifie une habitude très concrète qui accompagne souvent les profils orientés vers le résultat : vouloir que les choses avancent tout de suite, même si cela signifie ne pas laisser assez d’espace pour qu’un autre exprime un doute légitime avant de décider. Ce qui est difficile, selon Goldsmith, c’est que le succès accumulé rend plus difficile de voir ce point aveugle : si pousser a toujours fonctionné, il est plus dur d’accepter que cette même impulsion commence à jouer contre soi quand l’équipe a besoin de plus que de vitesse.
Si votre apport principal à l’équipe se situe davantage dans le fait de prendre soin du climat et des relations que de pousser vers le résultat, consultez le rôle cohésif. Vous pouvez retrouver votre résultat complet dans le test Quel rôle j’adopte dans une équipe.
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Questions fréquentes
D'où vient la distinction entre rôles orientés vers la tâche et vers les personnes ?
Des travaux pionniers de Robert Bales (1950) sur la dynamique des petits groupes, qui a identifié deux grands types d'apport dans toute équipe : celui orienté vers l'avancement de la tâche et celui orienté vers le climat du groupe.
Une équipe a-t-elle toujours besoin de quelqu'un dans ce rôle ?
Cela aide presque toujours : sans personne pour pousser vers l'action, les équipes avec beaucoup de discussion et peu de décision peuvent facilement s'enliser.
Ce rôle peut-il devenir gênant pour les autres ?
Oui, si la poussée vers le résultat ne laisse pas d'espace pour le processus ou pour les doutes légitimes d'autres membres de l'équipe.
Est-ce la même chose qu'être le chef de l'équipe ?
Pas nécessairement. On peut pousser vers les résultats depuis n'importe quelle position au sein d'une équipe, sans occuper le rôle formel de leadership.