Motivation personnelle : utiliser ses émotions pour poursuivre ses objectifs
Motivation personnelle : persévérer sans laisser l’échec freiner l’élan
La motivation dans le modèle d’intelligence émotionnelle n’est pas un simple enthousiasme passager : c’est la capacité à canaliser ses propres émotions pour soutenir l’effort vers un objectif, même quand le chemin se complique. Elle inclut aussi la rapidité avec laquelle on se remet d’un échec.
Les personnes qui ont développé cette composante n’évitent pas la frustration ; elles ne la laissent simplement pas devenir un point final.
Note de responsabilité : Cet article s’appuie sur le modèle d’intelligence émotionnelle de Goleman et a une finalité exclusivement informative. Il ne remplace ni l’évaluation, ni le diagnostic, ni l’intervention d’un professionnel de la santé mentale.
Comment elle se manifeste
- Persister face aux difficultés, sans qu’un premier obstacle soit interprété comme un signal d’abandon.
- Rester concentré sur l’objectif, pas seulement sur la reconnaissance externe qui pourrait venir de sa réalisation.
- Se remettre relativement vite après un échec, en traitant la déception sans s’y installer.
Quelle part de votre bien-être dépend vraiment de vous, selon la recherche
La psychologue Sonja Lyubomirsky, chercheuse en psychologie positive à l’Université de Californie, a popularisé l’une des découvertes les plus citées sur ce qui détermine le bien-être d’une personne, souvent résumée en trois parts. Environ 50 % s’expliquent par un point de départ génétique (une base assez stable, identifiée par des études sur des jumeaux). Environ 10 % dépendent des circonstances de la vie (état civil, niveau de revenus, événements concrets), un pourcentage plus faible qu’on ne le suppose habituellement, en partie à cause de ce qu’on appelle l’adaptation hédonique : après un changement important, bon ou mauvais, les personnes ont tendance à revenir avec le temps à leur niveau de départ. Les 40 % restants correspondent à l’activité délibérée, ce qu’une personne décide de faire de façon active et répétée.
Ces 40 % constituent la part qui dépend vraiment de vous, indépendamment de votre tempérament de base ou de ce que la vie vous a réservé. Pour la motivation personnelle, cette idée a une application très directe : soutenir l’effort vers un objectif dépend moins d’attendre de meilleures circonstances ou d’avoir une personnalité particulièrement motivée, et davantage des actions concrètes et répétables que l’on décide de maintenir, même quand le résultat tarde à venir. Parmi ces actions, Lyubomirsky elle-même met en avant le fait de prendre soin de ses relations proches, une composante que nous développons dans notre article sur les compétences sociales.
Ce qui soutient la motivation, selon Deci, Ryan et Lyubomirsky
- Des objectifs concrets et atteignables, plutôt que des buts vagues : Deci et Ryan (2000) associent une prochaine étape claire à un élan plus facile à soutenir.
- Revoir ses progrès avec une certaine régularité : Lyubomirsky (2008) associe le fait de remarquer les progrès, même modestes, à un meilleur maintien de la motivation que de se concentrer uniquement sur le but final.
- La distinction entre un échec ponctuel et sa valeur personnelle : un résultat qui ne se déroule pas bien n’invalide ni l’effort ni la capacité générale ; par exemple, ne pas obtenir une promotion une fois ne dit rien sur la pertinence de continuer à essayer.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que la motivation dans le modèle d'intelligence émotionnelle ?
La capacité à utiliser ses propres émotions pour poursuivre des objectifs avec constance, même face aux difficultés, plutôt que de dépendre uniquement de la volonté.
Est-ce la même chose que la motivation au travail ?
C'est lié, mais plus large : cela inclut la capacité à rester concentré et à se remettre de revers dans n'importe quel domaine de la vie, pas seulement au travail.
Peut-on entraîner la motivation personnelle ?
Selon le modèle de Goleman, elle est décrite comme une composante entraînable, que la littérature associe au fait de fixer des objectifs concrets et de traiter activement les échecs plutôt que de les éviter, bien que le processus varie selon les personnes.