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Affaires et décisions

Livres sur les affaires et les décisions

Par la rédaction de Personaramic5 min de lecture
Illustration minimaliste d'un livre ouvert avec une flèche ascendante

Cinq livres d’affaires et l’usage que nous en faisons

Cet article réunit, en toute transparence, les livres de vulgarisation d’entreprise cités dans les résultats des tests de la catégorie Affaires et décisions, et indique dans quels articles apparaît chacun d’eux.

Ce sont des livres écrits par des entrepreneurs ou des auteurs de management, pas de la recherche académique. Dans chaque article, ils servent d’exemple ou d’illustration ; le socle reste la recherche sur la décision et le conflit : la théorie des perspectives de Kahneman et Tversky, l’échelle DOSPERT de perception du risque, la théorie de la double préoccupation de Pruitt et Rubin et les études sur la négociation de De Dreu et d’autres auteurs.

Pour chaque livre, nous expliquons ce qu’il apporte, à qui il peut plaire et ce qu’il faut garder à l’esprit.

Robert Kiyosaki, Père riche, père pauvre

C’est le plus gros succès de librairie de cette liste, et sa portée tient à son format : un récit semi-autobiographique, facile à suivre, plutôt qu’un manuel technique.

Où nous l’utilisons : dans les quatre résultats du test profil d’investisseur (analytique, risqué, conservateur et modéré), pour sa distinction entre actifs et passifs et l’idée de comprendre ses propres chiffres.

Ce qu’il faut garder à l’esprit : c’est la source la moins fiable de cette page. Plusieurs de ses recommandations concrètes et certains de ses récits ont été vivement critiqués par des économistes et des journalistes financiers ; nous n’en retenons donc que l’intuition générale. Pour l’idée de fond, la recherche sur la culture financière (Lusardi et Mitchell, 2014) offre une base bien plus solide.

Pour qui : pour qui cherche une introduction très simple à l’idée de penser l’argent comme un flux, pas un guide d’investissement. Ce contenu ne constitue pas un conseil financier.

Phil Knight, L’art de la victoire (Shoe Dog)

Sans doute le livre le mieux écrit de la liste. Le fondateur de Nike raconte, sans enjoliver les années où l’entreprise était au bord de la faillite, ce que l’on ressent en tenant un pari risqué pendant près de deux décennies sans savoir s’il va réussir.

Où nous l’utilisons : dans audacieux et calculateur, du test comment j’aborde le risque, et dans exécutant proactif, du test style entrepreneurial, comme exemple narratif de tolérance au risque tenue dans la durée.

Ce qu’il faut garder à l’esprit : ce sont des mémoires, racontés depuis le succès final. Ils servent d’illustration, pas de preuve que prendre des risques fonctionne : pour chaque entreprise qui a survécu à de telles années, beaucoup d’autres n’y sont pas parvenues et n’ont pas écrit de livre.

Pour qui : il se lit au rythme d’un roman, et c’est l’un des rares livres de la catégorie qui plaît aussi aux lecteurs sans intérêt pour l’entreprise.

Peter Thiel, De zéro à un

Un livre de thèse, pas d’anecdotes : Thiel enchaîne les idées à contre-courant avec peu de remplissage narratif.

Où nous l’utilisons : dans trois résultats du test style entrepreneurial : stratège prudent, innovateur et visionnaire connecteur, pour son idée que les entreprises les plus précieuses naissent d’un pari contraire au consensus plutôt que de la copie de ce qui marche déjà.

Ce qu’il faut garder à l’esprit : certaines de ses positions, surtout sa défense du monopole face à la concurrence, sont volontairement provocatrices et pensées pour être discutées plutôt qu’acceptées telles quelles.

Pour qui : court et dense, pour qui aime souligner et débattre avec l’auteur.

Simon Sinek, Commencer par le pourquoi

Il est né d’une conférence TED qui figure parmi les plus vues de la plateforme, et cela se sent : il a la même force de synthèse qu’une bonne conférence.

Où nous l’utilisons : dans visionnaire connecteur, où son « cercle d’or » (pourquoi, comment, quoi) aide à expliquer pourquoi ce profil communique d’abord l’intention, puis le produit.

Ce qu’il faut garder à l’esprit : Sinek appuie son modèle sur une explication très simplifiée du cerveau (le « pourquoi » s’adresserait au système limbique), qu’il vaut mieux ne pas prendre au pied de la lettre. L’idée centrale se comprend dès les premières pages, et la suite la répète avec d’autres exemples.

Pour qui : pour qui doit présenter un projet et veut mettre de l’ordre dans son message.

Dale Carnegie, Comment se faire des amis

Le doyen de la liste : publié en 1936 et toujours au catalogue quatre-vingt-dix ans plus tard.

Où nous l’utilisons : dans les cinq résultats du test style de négociation (accommodant, collaboratif, compétitif, du compromis et évitant), avec un principe différent dans chacun : reconnaître vite ses erreurs, s’intéresser sincèrement à l’autre, ne pas chercher à gagner les discussions, commencer par les points d’accord et laisser l’autre exprimer sa plainte jusqu’au bout.

Ce qu’il faut garder à l’esprit : c’est de la vulgarisation fondée sur des anecdotes, pas sur des études, et dans ces articles il n’apparaît qu’en bref complément à la recherche sur la négociation. Certains de ses exemples, tirés de l’Amérique des années trente, paraissent aujourd’hui datés.

Pour qui : pour qui veut une lecture agréable sur les relations humaines ; le principe de fond, traiter l’autre comme quelqu’un qui a ses propres intérêts et non comme un obstacle, a bien vieilli.

Une référence à part : Getting to Yes

Le livre de Roger Fisher et William Ury (1981), issu du Projet de négociation de Harvard et publié en français sous le titre Comment réussir une négociation, n’est pas de la vulgarisation d’entreprise ordinaire : c’est l’ouvrage de référence de la négociation raisonnée. Nous l’utilisons dans d’autres articles : celui sur la BATNA, les résultats du test comment je gère les conflits et l’article sur le Tao Te King, le leadership et la négociation.

Sources

  • Carnegie, D. (1936). How to Win Friends and Influence People. Simon & Schuster.
  • Fisher, R. et Ury, W. (1981). Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. Houghton Mifflin.
  • Kiyosaki, R. T. et Lechter, S. L. (1997). Rich Dad, Poor Dad.
  • Knight, P. (2016). Shoe Dog: A Memoir by the Creator of Nike. Scribner.
  • Lusardi, A. et Mitchell, O. (2014). The economic importance of financial literacy: Theory and evidence. Journal of Economic Literature, 52(1), 5-44. doi:10.1257/jel.52.1.5
  • Sinek, S. (2009). Start with Why: How Great Leaders Inspire Everyone to Take Action. Portfolio.
  • Thiel, P. et Masters, B. (2014). Zero to One: Notes on Startups, or How to Build the Future. Crown Business.

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Questions fréquentes

Pourquoi ces cinq livres et pas d'autres ?

C'est une sélection éditoriale, pas une liste exhaustive : ce sont les livres réellement utilisés comme source pour rédiger les résultats de ces tests.

Ces livres remplacent-ils l'ossature académique de la catégorie ?

Non. Ils apportent des exemples et une application pratique, mais la base de la catégorie reste la recherche académique : la théorie des perspectives de Kahneman et Tversky, l'échelle DOSPERT, la théorie de la double préoccupation et les études sur la négociation citées dans chaque article.