Livres sur les affaires et les décisions
Cinq livres d’affaires, cinq résultats de test différents
Cet article réunit, en toute transparence, les livres d’affaires qui ont servi de source réelle au contenu de Personaramic dans la catégorie affaires-et-décisions. Ce sont tous des ouvrages de vulgarisation pratique écrits par des entrepreneurs ou des auteurs de management, pas de la recherche académique, en complément de l’ossature scientifique (Kahneman et Tversky, DOSPERT) qui soutient déjà la catégorie. Au-delà de dire d’où vient chaque idée, cet article dit sans détour ce qu’apporte chaque livre, ce qu’on peut attendre de sa lecture et ce qui lui pèse, toujours avec une appréciation favorable : ce sont des livres qui méritent d’être lus, pas une liste neutre.
Robert Kiyosaki, Père riche, père pauvre
C’est le livre le plus lu de cette liste, avec des dizaines de millions d’exemplaires vendus, et cette portée s’explique par son format : un récit semi-autobiographique, facile à suivre, plutôt qu’un manuel technique. Il a apporté le cadre « actifs contre passifs » et la distinction entre travailler pour l’argent et faire travailler l’argent, utilisé dans les 4 résultats du test profil d’investisseur (analytique, risqué, conservateur, modéré) pour illustrer comment chaque profil se rapporte au risque financier. Sa valeur réside dans la clarté de ces deux concepts centraux, pas dans le détail technique : plusieurs de ses recommandations spécifiques ont été remises en question par des économistes au fil des années, il vaut donc mieux le lire pour le cadre de pensée qu’il apporte plutôt que comme un guide opérationnel. Ce contenu ne constitue pas un conseil financier.
Phil Knight, Shoe Dog
Probablement le livre le mieux écrit de toute cette liste : Knight raconte, sans enjoliver, les années où Nike a frôlé la faillite, ce que l’on ressent en tenant un pari risqué pendant près d’une décennie sans savoir s’il va réussir. Les mémoires du fondateur de Nike ont apporté un exemple réel et concret de tolérance au risque soutenue dans la durée, utilisé dans les articles audacieux, calculateur, adaptable au contexte et exécutant proactif du test comment j’aborde le risque, comme contrepoids narratif à la théorie de Kahneman et Tversky sur l’aversion à la perte. C’est une lecture longue pour le genre, plus de 400 pages, mais qui avance au rythme d’un roman, pas d’un livre d’affaires, ce qui explique qu’il soit l’un des rares de cette catégorie recommandé aussi bien en dehors du monde de l’entreprise qu’à l’intérieur.
Peter Thiel, De zéro à un
Un livre de thèse, pas d’anecdotes : Thiel argumente avec la discipline de celui qui fut avocat avant d’être entrepreneur, enchaînant des idées à contre-courant les unes après les autres avec peu de remplissage narratif. Son idée que les entreprises les plus précieuses naissent d’un pari contraire au consensus (« de zéro à un » plutôt que copier ce qui fonctionne déjà) a été utilisée dans les articles stratégiste prudent, innovateur et visionnaire connecteur du test style entrepreneurial. C’est court mais dense, de ceux qu’on surligne beaucoup et qu’on relit par morceaux, et certaines de ses positions, surtout concernant la concurrence, sont délibérément provocatrices, pensées pour être discutées plutôt qu’acceptées telles quelles.
Simon Sinek, Commencer par le pourquoi
Né d’une conférence TED qui reste parmi les plus vues de l’histoire de la plateforme, et cela se sent : le livre a la même capacité de synthèse qu’une bonne conférence, avec des exemples (Apple, les frères Wright, Martin Luther King) qui restent facilement gravés. Son modèle du « cercle d’or » (pourquoi, comment, quoi) a été utilisé dans visionnaire connecteur pour expliquer pourquoi ce profil d’entrepreneur communique d’abord l’intention avant le produit. L’idée centrale est simple, et c’est justement pour cela qu’elle est tant citée, mais le livre la répète avec des exemples différents chapitre après chapitre, si bien que celui qui la saisit dès les premières pages peut avancer rapidement dans le reste sans manquer grand-chose.
Dale Carnegie, Comment se faire des amis et influencer les autres
Le doyen de tous les livres de cette liste, publié en 1936 et toujours au catalogue près de quatre-vingt-dix ans plus tard, ce qui en dit long sur la façon dont son idée centrale a vieilli. Un classique sur les relations interpersonnelles appliqué à la négociation, utilisé dans les 4 résultats du test style négociateur (accommodant, collaboratif, compétitif, conciliant) avec le modèle académique de Fisher, Ury et Patton (Comment réussir une négociation). Certains de ses exemples, tirés de l’Amérique des années trente, sonnent aujourd’hui inévitablement datés, mais le principe de fond (traiter l’autre personne comme quelqu’un ayant ses propres intérêts et son propre ego, pas comme un obstacle) reste la base de presque tout ce qui a été écrit depuis sur la négociation.
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Questions fréquentes
Pourquoi ces cinq livres et pas d'autres ?
C'est une sélection éditoriale, pas une liste exhaustive : ce sont les livres réellement utilisés comme source pour rédiger les résultats de ces tests.
Ces livres remplacent-ils l'ossature académique de la catégorie ?
Non. Ils apportent une application pratique et des exemples réels, mais le cadre de fond de la catégorie reste des sources académiques comme Kahneman et Tversky ou l'échelle DOSPERT, citées dans l'introduction de la catégorie.